Céramique.

A suivre – réalisation en cours… Patience…

Céramique.
Album : Céramique.

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Costume – « La bonne âme du Setchouan »

A suivre – réalisation en cours… Patience…

Costume - "La bonne âme du Setchouan"
Album : Costume - "La bonne âme du Setchouan"

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La nature morte revisitée.

« Seul l’éphémère dure » Eugène Ionesco

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Ma version revisitée de la nature morte est un tableau contemporain en mouvement, constitué d’objets typiques du quotidien.

J’ai souhaité jouer sur un paradoxe en donnant vie à une nature morte. L’utilisation de la photo fait échos aux représentations classiques de la nature morte qui sont toutes deux figées. Mais à travers l’approche sérielle, l’image s’anime en faisant défiler les clichés rapidement. La nature morte change alors de représentation pour une version vidéo plus contemporaine.

Les éléments constituants le tableau font échos à la tradition comme au monde d’aujourd’hui. Le verre, la nappe, les fruits, la flamme font référence aux tableaux d’époque, car la transparence, le plissé du tissu, la pelure d’une pomme, la brillance de la flamme étaient des favoris pour démontrer la virtuosité du peintre. La bougie, les victuailles se consumant font écho aux joies éphémères citées par les vanités. Enfin, tous les objets sont issus de la banalité du quotidien d’aujourd’hui et plus particulièrement la canette de coca cola en symbole de la société de consommation. Celle ci serait l’élément d’actualité qui, insérait au milieu d’une nature morte de Claez Heda, la basculerai au 21e siècle.

Ce projet travaille sur un aspect de la vanité : le caractère éphémère. Le tableau disparaît au fils des photos. On va plus loin qu’un repas entamé, tout disparaît jusqu’à la vaisselle comme si nous n’étions plus rassasiés, jamais satisfait par ce que nous avons. La joie consommée, nous la renouvelons sans cesse, la vidéo se rembobine ensuite pour recommencer encore et encore. L’éphémère dure. Le temps qui passe est se dérègle et matérialisé par le son d’un tic tac incessant d’une horloge que nous remontons pour entamer un cycle à nouveau, toujours le même…

La joie n’est qu’un bonheur passager, notre raison de vivre est d’atteindre le bonheur, état d’âme permanent. Est ce le bon chemin à suivre que de s’illusionner à travers des joies éphémères en nous croyant heureux ? Ce projet donne son point de vue, qu’à terme les joies se consomment en nous satisfaisant de moins en moins, il faut les renouveler sans cesse en réclamant toujours plus, elles durent jusqu’à l’anarchie. La vanité nous met en garde sur ces dangers des plaisirs éphémères.

Le travail préparatoire de photographie étapes par étapes, de tri puis de recadrage des clichés a été le plus long. Il a fallut se projeter entre chaque cliché vers le suivant en imaginant la suite. Le son a été enregistré grâce à un micro, une première en matière de bruitage ! Une centaine de photos a été nécessaire et une vingtaine d’heures de travail pour cette courte vidéo… de quoi rester coincé en travers de la gorge. En cause, la guerre en Mac et Pc m’obligeant à convertir les fichiers pour satisfaire l’un ou l’autre. Endommagement inévitable…

Ci après, un autre travail. Il met en scène un objet du quotidien sur le même principe que mon autre projet, illustrant directement une citation :

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~ Des photos des projets en cours :

La nature morte revisitée.
Album : La nature morte revisitée.

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Un crayon - l’esprit : la série.
Album : Un crayon - l’esprit : la série.

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La gravure à l’eau-forte.

~  Le Matériel :

- vernis + pinceau, - pointe-sèche, - papier gravure, - scotch, - presse, - linges, - encre, - eau, - Plaque de zinc de 10x15cm, - une photo de 10 x 15, - bac, + acide nitrique 10%, - papier calque et carbone, - gants, + lunettes de protection, - résine, + poupée de tissus, - white spirite + alcool à bruler.

La gravure à l'eau-forte. dans travaux plastiques materiel

La gravure à en creux sur plaque de metal apparait simultanément en Allemagne et en Italie vers 1450. Ses principaux procédés, que nous avons expérimentés, sont l’eau-fort*, la pointe-sèche* et l’aquatinte*.

~  Procédé :

Se protéger les mains et les yeux des projections d’acide avec des gants et des lunettes.

A l’aide du papier calque et du papier carbone, on reproduit d’abord les contours intéressants de la photo sur la plaque de zinc (recto). Le dos (le verso) de la plaque de zinc est ensuite protégé à l’aide de scotch contre l’attaque de l’acide. Le recto est saupoudré de résine filtrée en grains fins à travers une poupée de tissus (un bas ou collant).

La plaque est passée sur une source de chaleur afin de faire fondre la poussière de résine. Il faut surveiller la plaque pour ne pas que la résine crame. L’aspect duveteux de la poudre laisse place à des gouttelettes brillantes laissant transparaître le métal.

Les zones du dessin sur la plaque qui doivent rester blanches sont recouvertes de vernis. La plaque peut alors être déposée dans un bac d’acide nitrique dilué dans l’eau. L’acide attaque et noircie les zones que les grains de résine fondus et le vernis n’ont pas occultées. Cette surface qui présente d’innombrables petits grains visibles (aspérités) est la grenure.

L’aquatinte* permet d’obtenir des surfaces de gris à noir suivant le temps de morsure, la densité de résine déposée, la grosseur du grain, et les répétitions de grainage.

Après la morsure la plaque sera nettoyée au white spirit pour enlever le vernis et à l’alcool à brûler pour retirer la résine.

Par la suite, nous avons utilisé la pointe sèche* afin de se familiariser à un deuxième procédé de morsure à l’acide.

La plaque de zinc (recto) est complètement recouverte d’un vernis, le verso toujours scotché. Le graveur exécute son dessin à l’aide d’un outil, avec lequel il retire le vernis à certains endroits. La plaque est ensuite à nouveau plongée dans l’acide de façon à creuser les zones dégagées. Le bain est plus ou moins dilué et la morsure plus ou moins longue, selon la profondeur de taille que l’on veut obtenir. Le vernis est ensuite retiré avec du white spirit.

Puis notre plaque de zinc peut être utilisée dans un procédé d’impression. La technique n’a pratiquement pas varié depuis son apparition. Il faut encrer la plaque si possible tiédie pour diffuser correctement l’encre.

L’essuyage du surplu doit se faire tout en douceur et de façon uniforme. L’idéal est d’utiliser de la tarlatane (Etoffe de coton très légère provenant d’Inde). On peut employer ensuite du papier journal ou d’annuaire pour frotter à plat la plaque. Un dernier essuyage au papier de soie permettra de donner à l’impression un résultat optimal.

La plaque est recouverte d’une feuille de papier gravure préalablement humidifiée, recouverte de langes et passée sous presse. Celle ci est composée de deux rouleaux superposés qui obligeront le papier à venir chercher l’encre dans les tailles du zinc en passant au milieu de ces mêmes rouleaux, sous une forte pression. L’encre se transfert sur le papier et le résultat final est inversé par rapport à l’image gravée sur la plaque.

L’aquatinte* donne un grainage de la surface, qui convient particulièrement aux effets picturaux. On peut ainsi obtenir toutes les valeurs de clairs-obscurs avec une douceur comparable à celles d’un lavis ou d’une aquarelle. Tandis que la gravure en creux à la pointe sèche* imprimera des traits plus fortement et sert donc à souligner, par exemple, des détails.

La plaque peut être également retravaillée à la pointe-sèche*, avant une nouvelle impression qui se reproduit à l’infinie avec une grande rapidité d’exécution.

~  Le Résultat :

blog dans travaux plastiques

1er essai             2e essai             3e essai             4e essai             original

Le texte illustré ci après : lire la suite »


Bill Viola – Biographie et oeuvres.

Bill Viola - Biographie et oeuvres. dans articles liés violakp9-7-08_2213

~ Bill Viola est né en 1951 à New-York, c’est un artiste vidéaste reconnu pour ces installations monumentales. Enfant, on reconnaît déjà chez lui sa passion pour l’art. Il étudie les arts plastiques à New-York, mais trouve les cours trop traditionnels. C’est en quittant les cours qu’il prend contact avec la vidéo et la musique électronique sur synthétiseur.

~ Il commence des installations vidéo en 1972. Voici quelques unes de ses oeuvres :

En 1983 il s’enferme dans une pièce pendant trois jours où il se film entrain de lutter contre la faim et le sommeil. La bande est ensuite compressée en une vidéo de 19 minutes.

 Heaven & Earth (ciel et terre) 1991 : 

billviola6 dans articles liésCette année là, il perdit sa mère et accueillit son deuxième fils simultanément. Il créa alors cette oeuvre : deux télévisions face à face à la verticale ; sur celle du haut, une vidéo de sa mère sur son lit de mort, des images de son fils quelques heures après la naissance en bas. S’ajoute des paysages déserts, Viola se réveillant en sursaut dans son lit, des objets tombants, accompagnés de sons sourd ou stridents. Les écrans cathodiques permettent aux images de se refléter l’une dans l’autre évocateur du cycle de la vie : une vie disparue laissant place à une nouvelle.

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The Greeting (la salutation) 1995 : Il s’inspire d’un tableau du 16e siècle : la Visitation de Jacopo Pontormo pour réaliser un film de 45 secondes ralenti en 10min représentant la scène prenant vie. Trois femmes, dont une enceinte se rencontrent dans une rue imaginaire. À vous de juger le résultat.

Five Angels for the Millennium (cinq anges pour le millénaire) 2001 : Cette installation est composée de cinq grands écrans de projection vidéo disposés dans une pièce sombre montrant des vidéos différentes mais avec un point commun : l’eau. Sur les thèmes de la naissance, de la mort et de la résurrection, chaque vidéo met en scène le plongeon ou le jaillissement de corps dans l’eau, au ralenti, à l’envers, dans le silence, jusqu’au passage à la surface dans un bruit assourdissant.

Ocean Without a Shore (océan sans un rivage) 2007 : Il passe en boucle la vidéo montrant une vingtaine de personnes passant successivement un rideau d’eau les faisant ouvrir les yeux sur leur condition de mortel dans ce monde. 

~ J’ai été surprise par l’élément récurrent dans ses vidéos qu’est l’eau. J’ai ensuite compris qu’elles faisaient échos à sa propre expérience car lui aussi a réalisé que la vie était éphémère dès l’âge de 6ans, lorsqu’il faillit se noyer en tombant d’un bateau. La vie et la mort sont deux thèmes récurrents chez Bill Viola qu’il confronte sans arrêt. Il créait une atmosphère angoissante et stressante qu’il nous transmet pour aller au delà d’un simple visionnage de la vidéo, il veut qu’on la ressente, qu’on la vive

« Le véritable lieu ou l’œuvre existe ne se trouve pas sur l’écran ou à l’intérieur des murs mais dans l’esprit et le cœur de la personne qui l’a vu » Bill Viola

~ Ce que j’ai aimé chez Bill Viola ce n’est pas tant ces vidéos mais leur réalisation, car il bricole des systèmes de prise de vue avec des miroirs pour élargir le champ, des moteurs ou des mécanismes pour mettre en mouvement sa caméra par exemple. Je me suis dès le début intéressée au making of de ses œuvres car je ne saisissais d’abord pas leur sense. J’ai compris qu’en tant qu’autodidacte, il travaillait avec les moyens du bord. Pour un plan en plongée, il fabriqua un support suspendu à un arbre pour y déposer l’appareil et le mettre à niveau avec toutes sortes de contre poids. Il fabrique ses zooms lui même, pour cadrer en macro une goutte d’eau par exemple…

~ Au final, ce qui est impressionnant c’est qu’il arrive à donner un sentiment d’étrangeté et d’angoisse à l’image la plus banale, à travers ses vidéos sans trucages mais uniquement grâce à un jeu de sons et lumières pendant ses prises de vues. C’est un artiste qui vie pour et de sa passion car il se livre lui-même, dans ses bandes, à des expérimentations mettant en jeu ses propres limites.


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