Archive de la catégorie

Liste des articles dans la catégorie articles liés.

Le vitrail de la Parabole du Bon Samaritain.

~ Des recherches sur la parabole du Bon Samaritain de la cathédrale de Bourges s’imposaient pour traiter comme il se doit le projet d’art plastique basé sur ce thème. A noter que le vitrail étudié ne se trouve pas seulement à Bourges mais également dans la cathédrale de Chartres ou de Sens.

sanstitre14.jpg

~ La cathédrale Saint-Etienne de Bourges a été construite entre la fin du XIIe et la fin du XIIIe siècle, dans le département de Cher au centre de la France. Le gros œuvre réalisé de 1195 à 1230, laisse apparaitre une architecture Gothique exceptionnelle, notamment par son plan et ses proportions uniques. Son style précurseur est souligné par ses vitraux et ses sculptures remarquables, qui en font un symbole de la puissance du christianisme médiévale. Elle a été consacrée en 1324 et depuis la séparation de l’Eglise et de l’Etat, elle appartient à l’état français. Aujourd’hui, la cathédrale, rattachée au Diocèse de Bourges et au Centre des monuments nationaux, a été classée monument historique en  1862, mais fut longtemps ignorée. Elle n’a pourtant rien à envier aux cathédrales de Reims, chartres ou Notre-Dame, plus prestigieuses. Il faut attendre 1992, pour la voir inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

Les vitraux de la cathédrale de Bourges :

~ La cathédrale de Bourges possède des vitraux parmi les plus beaux du monde. Les plus importants du XIII e siècle sont sans contexte, ceux du chœur et des chapelles rayonnantes. Avec l’architecture gothique, les vitraux s’agrandissent et, répartis sur les trois étages de l’élévation du chœur, diffuse la lumière colorée sur la pierre. Les vitraux, en forme de lancettes, sont du type légendaire caractéristique des XIIe et XIIIe siècles. Les scènes illustrent l’enseignement du Christ et de l’Eglise. Leur composition en médaillons de formes et de combinaisons variées et leur encadrement par une bordure décorative rappellent les enluminures de l’époque.

Trois ateliers ont réalisé ce programme de vitraux :

~ Le premier atelier semble être très local, avec des verriers influencés par l’ouest. Dans leur réalisation du vitrail du « bon samaritain », les personnages sont petits et trapus. ~ Le second atelier, est celui dit « du Jugement Dernier ». C’est le style du début du siècle, c’est le retour du blanc, une certaine influence byzantine apparaît, et les personnages ont pris de l’ampleur et du volume. ~ Les verriers du troisième atelier ont réalisé « Les reliques de Saint-Etienne ». C’est le domaine des figures calmes, biens dessinées, avec une recherche de l’équilibre.

La conception d’un vitrail.

~ Le vitrail, c’est d’abord du verre, puis un jeu de couleur, et enfin un dessin. Très vite il est apparu que le verre sans le dessin était nettement insuffisant, et c’est ainsi qu’à partir des grands vitraux des cathédrales, le dessin va prendre une place prépondérante.

~ Le verre est connu depuis 2000 ans avant Jésus-Christ, il était mis en œuvre par les Egyptiens, et on a retrouvé à Pompéi des verres de couleur qui étaient utilisés dans des appartements comme éléments de séparation. C’est un moine, au XIe siècle, qui a mis par écrit l’ensemble de la théorie relative à l’art du vitrail. Les premiers vitraux dans l’art religieux datent des Mérovingiens. Les restes connus, proviennent de la vallée du Rhin ou d’Allemagne avec une datation approximative du IXe siècle.

~ Le verre est obtenu par fusion à de plus de 1200°c, de silice (sable) et de potasse (cendres de hêtre) associés à un peu de soude. Les oxydes métalliques, ajoutés au cours de la fusion, teintent le verre dans la masse. Par exemple, le bleu provient de l’addition de manganèse. C’est la méthode utilisée à Bourges, mais l’oxyde de cobalt donne aussi du bleu, l’oxydule de cuivre du rouge, etc…Apparait par la suite, la couleur jaune, très chère à produire, et les détails des vitraux qui sont ajoutés au pinceau par des traits de grisaille, avant une nouvelle cuisson à température moins élevée. Les morceaux de verre, sont sertis par des plombs qui les assemblent entre eux. Des armatures en fer qu’on appelle barlotières, maintiennent les panneaux posés dans les fenêtres.

~ Les financements nécessaires à la réalisation d’un vitrail, sont apportés par les corporations des métiers pour les premiers vitraux du XIIIe siècle. En échange, leur signature, sous forme de scènes représentant leur travail seront inscrites dans le bas du vitrail. Des généreux donateurs faisaient cela pour l’Eglise et la postérité. Ils se faisaient parfois représenter sur les vitraux, seuls ou avec leur petite famille.

~ Les vitraux, ces livres de lumière, servaient essentiellement à l’enseignement des jeunes clercs, car Bourges possédait au début du XIIe siècle une école épiscopale. Contrairement à la légende, ces vitraux n’étaient pas simples à comprendre, il fallait de très fortes connaissances de l’histoire ancienne. Ce n’était pas le livre des « gens qui ne savaient pas lire ». Aujourd’hui encore, il n’est pas aisé pour un visiteur qui n’a pas une bonne connaissance de l’histoire de Jésus, des saints, et des prophètes de comprendre la signification de l’ensemble des vitraux.

~ Parmi les vitraux du XIIIe siècle, se trouve des vitraux d’un style très différent qui ne sont pas de la même époque. Il s’agit d’œuvres du XVIe ou du XIXe siècle sans grande valeur, qui ont été placées là, suite à la destruction par une tempête des œuvres originales.

sanstitre1.jpg          sanstitre8.jpg

Le vitrail du « Bon Samaritain » de la cathédrale de Bourges :

~ Deux types de fenêtres dans le chœur, celle de « la Nouvelle Alliance » et du « Bon Samaritain », nous livrent de grands messages, parfois très moralisateurs, privilégiant le rapprochement et les correspondances entre l’Ancien et le Nouveau Testament. La verrière qui nous intéresse est celle du Bon Samaritain, situé dans le chœur. C’est un vitrail de style roman dont la datation difficile avoisine le tout début du XIIIème siècle. Il est rapporté par l’évangile de Luc, plus précisément dans les médaillons circulaires du centre du vitrail. C’est la réponse faite par Jésus à un légiste lui demandant « et qui est mon prochain ? » (Luc, 10, 30-37).

 C’est la confrérie des tisserands, sous le statut de généreux donateurs, qui a financé le vitrail « Bon Samaritain ».

~ Ce vitrail du inspire un sentiment déroutant dans le sens où, situé au milieu d’une architecture et de vitraux typiquement gothiques, il tranche avec les autres verrières par sa stylistique tardivement romane. Le vitrail s’oppose à celui de l’Apocalypse. En effet, il met en scène une Apocalypse inversée car le récit va vers l’amélioration, puisque le pèlerin est finalement sauvé par le Samaritain qui le conduit dans un endroit où il pourra être soigné.

~ A l’inverse des autres panneaux de la cathédrale, le vitrail du « Bon Samaritain » se lit de haut en bas. Ce sont, dans un premier temps, les médaillons exposés au centre (2, 3, 4, 5 et 6) qui doivent retenir notre attention puisqu’ils nous enseignent l’histoire du pèlerin et du Samaritain.

~ De part et d’autre, faisant contrepoint : La création du monde, de l’homme et de la femme, le paradis terrestre et le péché originel, Adam et Ève chassés du paradis. Ces scènes encadrant l’attaque des brigands évoquent l’irruption du mal.

~ Histoire de Moïse : le buisson ardent, Aaron et le veau d’or, Moïse brise les Tables de la Loi : échec de la Première Alliance. Deux scènes de la Passion encadrent le Samaritain accompagnant l’homme blessé : la passion et la mort du Christ nous offrent le salut : Deuxième Alliance.

Le vitrail de la Parabole du Bon Samaritain.
Album : Le vitrail de la Parabole du Bon Samaritain.

15 images
Voir l'album

Evangile selon Luc 10, (30-37) ↓

lire la suite »


Charles-Augustin Sainte-Beuve


L’affaire d’Amityville.

~ Amityville est une petite ville sur Long Island, à l’est de New York, aux États-Unis. Une suite d’évènements entre 1974 et 1976, rendit célèbre la maison du 112 Ocean Avenue.

d.jpg

~ En 1965, la famille DeFeo achète la maison. Le père, Ronald DeFeo et sa femme Louise ont 5 enfants : Ronald Junior, Dawn, Allison, Mark et John.  Ils vivent à Amityville presque 10 années paisibles, quand le 13 novembre 1974, à 3h15 du matin, le frère aîné Ronald  Junior, 23 ans, tue ses parents, ses deux sœurs de 18 ans et 13 ans, et ses deux frères de 12 ans et 7 ans. Chacun furent tués de deux balles dans la tête pendant leur sommeil. Le lendemain, Ronald Junior entra dans un bar pour avertir la police que sa famille était morte et à 18h, ils découvrirent les corps. Le frère ainé est mis en garde à vue et nia d’abord les faits. Sa première version était qu’il n’arrivait pas à s’endormir et quitta la maison vers 4h du  matin ; en revenant, personne ne lui ouvrit la porte. Mais après plusieurs heures d’interrogatoire, il avoua son crime et fut condamné à 175 ans de prison (25 ans pour chacun de ses 7 meurtres). Ronald Junior à toujours dit que c’était le diable qui l’avait poussé à tuer sa famille.

~ C’est la famille Lutz qui racheta la maison en 1975. Selon leurs témoignages des évènements surnaturels les terrifia. Ils n’habiteront que 28 jours à Amityville et depuis, la maison fascine. Elle s’est faite connaitre en Europe grâce aux nombreux films d’horreur basés sur cette histoire comme « Amityville : La Maison du diable » Elle attire beaucoup de touristes et beaucoup de rumeurs circulent autour de cette tragique histoire. La maison est dite la plus hantée du monde.

Image de prévisualisation YouTube

~ J’ai essayé de faire la différence entre le vrai et le faux de cette histoire. Les Lutz étaient au courant des meurtres qui ont été commis dans la maison. Ils disent être arrivés à la conclusion que ce ne sont pas les maisons qui tuent les gens. Mais avant d’emménager, les Lutz ont demandé à un prêtre de venir bénir la maison. Celui-ci dit avoir entendu une voix forte et grave lui ordonnant de s’en aller. Il témoigna longtemps après, dans une émission de télé, et après avoir quitter l’état de New York. La fille des Lutz s’est créée une amie imaginaire dans la maison. Le père, se réveilla chaque nuit entre 3h et 3h30 du matin. Je rappelle que le meurtre avait eu lieu à 3h15. La maison sentait toujours mauvais et les objets en porcelaine avaient de plus en plus de tâches noires qui ne se nettoyaient pas. Les nuits étaient bruyantes et le chien de la famille n’arrêtait pas d’aboyer. Un soir plus terrifiant que les autres fit prendre la décision à la famille Lutz de quitter la maison. Ils n’ont jamais révéler les raisons de leur départ.

~ Les rumeurs qui disent que les murs ont saignés, que des meubles ont volés à travers la pièce ou que des fantômes ont essayé de tuer les enfants, n’ont jamais étaient vérifiées. Les Lutz ont certainement joué la carte de la presse pour s’enrichir et devenir célèbre. Les gens confondent de plus en plus la réalité des faits avec les films sur Amityville.

~ Personne n’osa vivre plus longtemps que la famille Defeo dans cette maison. Une trentaine d’année séparent ses deux photos. L’aspect de la maison à changée et l’adresse n’est plus la même, pour oublier cette histoire et dérouter les touristes. En 2010, la maison est mise en vente pour environ 1 million d’euros. Les futurs acheteurs devront signer un contrat, leur interdisant de révéler quoique ce soit de surnaturel, à la presse. Une chose est sure, on ne saura réellement jamais ce qui s’est passé dans la maison d’Amityville depuis le meurtre de la famille DeFeo.

Laffaire dAmityville.
Album : L'affaire d'Amityville.

5 images
Voir l'album

Texte en anglais. / Text in English

lire la suite »


Andy Warhol


Tolix


123

Aescla |
situveux |
créations sans frontières |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Strong metal 29
| ah les peintures de flo
| LE M.U.R. DE L'ART