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Salon Résonance(s) 2013 à Strasbourg : Rencontre avec Matali Crasset

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Moi intimidée ? Absolument pas . . .

La première édition du Salon Résonances s’est déroulée en novembre 2012 et a attiré pas moins de 16 000 visiteurs. En 2013, c’est du 8 au 11 novembre que le salon ou rouvert ses portes à Strasbourg.

Co-organisé par la Fédération RÉgionale des Métiers d’Art d’Alsace (FREMAA), cet événement, rassemble sur 6000m² plus de 170 créateurs européens..

La FREMAA est née de la volonté des professionnels des métiers d’art d’Alsace de se regrouper, pour organiser depuis 1996, des expositions, des salons, édite des publications… Les métiers d’arts conjuguent tradition/innovations et art/artisanat. Ils sont 217 à être référencés dans la nomenclature officielle, et témoignent d’un savoir-faire de qualité maîtrisé, à savoir la création ou la restauration de pièce unique ou en petite série. La FREMAA est aussi un label de qualité 

qui garantit l’authenticité des pièces ainsi que le virtuosité du créateur, accordé par un jury exigeant. 

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Devinez qui est la marraine de l’édition 2013 du salon résonance ? Matali Crasset !

Ce qui nous offre une transition toute trouvée pour aborder sa conférence. Matali Crasset a fait preuve de beaucoup de chaleur et de franchise, en présentant ses collaborations avec les artisans d’art, devant une salle comble essentiellement remplie d’étudiants. Lors de l’évocation de son parcours, sa voix tremble, elle n’aime pas glorifier son travail et se trouve plus aisée à honorer du celui de ses collaborateurs. On sent qu’elle prend du plaisir à être au milieu des artisans qui réalisent ses projets, elle aime mettre la main à la pâte. Elle m’a dit ne pas avoir souhaité d’être célèbre, c’est nous qui lui avons donné une notoriété avec laquelle elle n’est pas à l’aise. Il est vrai qu’il est difficile de parler de soit. Puis lors de l’échange avec le public, sa voix devient plus claire, les questions et les réponses fusent. Matali Crasset dialogue beaucoup plus facilement, le contact direct avec les étudiants lui est plus naturel et agréable. A la fin de sa conférence, elle s’entretient avec tous ceux qui le souhaitent, elle se laisse prendre en photo avec une désarmante gentillesse. J’ai été étonnée de l’accessibilité du personnage, elle est accueillante et humble. Elle me surprend à venir me poser des questions, à s’intéresser à ce que j’aime faire et à mettre le doigt sur mes qualités ainsi que mes valeurs, que je dois non seulement garder mais aussi mettre en avant.

~  Quelques mots sur Matali Crasset : La Jeanne d’Arc du design industriel, née Nathalie Crasset le 28 juillet 1965 à Châlon-en-Champagne. La référence à Jeanne d’Arc n’est pas liée qu’à une explication divine de sa créativité mais aussi à sa coupe de cheveux, qui est même devenue son emblème comme le montre son logo. C’est d’ailleurs ce que le grand public connaît le mieux d’elle, ce look à la coupe au bol, nuque rasée et lunettes à grosses montures noires. Loin d’être seulement une signature marketing, ce look entre en résonance avec le credo de Matali Crasset : faire différemment. « Mon travail est de créer de nouvelles logiques. Faire un pas de côté et créer différemment. » Pour elle le design, l’idée, le concept, le projet est antérieur au dessin, au contour du projet. Elle ajoute même « Le plus compliqué est de créer son approche en amont. Quand on dessine il y a de la déperdition par rapport à l’idée. » Je me rassure alors sur la déception que je porte à mes dessins, ces croquis que je trouve tellement loin, si peu aboutis par rapport à l’idée qui grandit dans ma tête. Cette frustration de ne pas réussir à cracher son projet aussi soigneusement qu’il peut l’être dans notre esprit me rend dingue. Bref… tout son travail est original, mais il ne fait pas preuve d’une différence qui repousse, mais de celle qu’on épouse.

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Logo Madame Bidule


Suite d’une formation : début en BTS design de produits !

A suivre – réalisation en cours… Patience…


Bill Viola – Biographie et oeuvres.

Bill Viola - Biographie et oeuvres. dans articles liés violakp9-7-08_2213

~ Bill Viola est né en 1951 à New-York, c’est un artiste vidéaste reconnu pour ces installations monumentales. Enfant, on reconnaît déjà chez lui sa passion pour l’art. Il étudie les arts plastiques à New-York, mais trouve les cours trop traditionnels. C’est en quittant les cours qu’il prend contact avec la vidéo et la musique électronique sur synthétiseur.

~ Il commence des installations vidéo en 1972. Voici quelques unes de ses oeuvres :

En 1983 il s’enferme dans une pièce pendant trois jours où il se film entrain de lutter contre la faim et le sommeil. La bande est ensuite compressée en une vidéo de 19 minutes.

 Heaven & Earth (ciel et terre) 1991 : 

billviola6 dans articles liésCette année là, il perdit sa mère et accueillit son deuxième fils simultanément. Il créa alors cette oeuvre : deux télévisions face à face à la verticale ; sur celle du haut, une vidéo de sa mère sur son lit de mort, des images de son fils quelques heures après la naissance en bas. S’ajoute des paysages déserts, Viola se réveillant en sursaut dans son lit, des objets tombants, accompagnés de sons sourd ou stridents. Les écrans cathodiques permettent aux images de se refléter l’une dans l’autre évocateur du cycle de la vie : une vie disparue laissant place à une nouvelle.

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The Greeting (la salutation) 1995 : Il s’inspire d’un tableau du 16e siècle : la Visitation de Jacopo Pontormo pour réaliser un film de 45 secondes ralenti en 10min représentant la scène prenant vie. Trois femmes, dont une enceinte se rencontrent dans une rue imaginaire. À vous de juger le résultat.

Five Angels for the Millennium (cinq anges pour le millénaire) 2001 : Cette installation est composée de cinq grands écrans de projection vidéo disposés dans une pièce sombre montrant des vidéos différentes mais avec un point commun : l’eau. Sur les thèmes de la naissance, de la mort et de la résurrection, chaque vidéo met en scène le plongeon ou le jaillissement de corps dans l’eau, au ralenti, à l’envers, dans le silence, jusqu’au passage à la surface dans un bruit assourdissant.

Ocean Without a Shore (océan sans un rivage) 2007 : Il passe en boucle la vidéo montrant une vingtaine de personnes passant successivement un rideau d’eau les faisant ouvrir les yeux sur leur condition de mortel dans ce monde. 

~ J’ai été surprise par l’élément récurrent dans ses vidéos qu’est l’eau. J’ai ensuite compris qu’elles faisaient échos à sa propre expérience car lui aussi a réalisé que la vie était éphémère dès l’âge de 6ans, lorsqu’il faillit se noyer en tombant d’un bateau. La vie et la mort sont deux thèmes récurrents chez Bill Viola qu’il confronte sans arrêt. Il créait une atmosphère angoissante et stressante qu’il nous transmet pour aller au delà d’un simple visionnage de la vidéo, il veut qu’on la ressente, qu’on la vive

« Le véritable lieu ou l’œuvre existe ne se trouve pas sur l’écran ou à l’intérieur des murs mais dans l’esprit et le cœur de la personne qui l’a vu » Bill Viola

~ Ce que j’ai aimé chez Bill Viola ce n’est pas tant ces vidéos mais leur réalisation, car il bricole des systèmes de prise de vue avec des miroirs pour élargir le champ, des moteurs ou des mécanismes pour mettre en mouvement sa caméra par exemple. Je me suis dès le début intéressée au making of de ses œuvres car je ne saisissais d’abord pas leur sense. J’ai compris qu’en tant qu’autodidacte, il travaillait avec les moyens du bord. Pour un plan en plongée, il fabriqua un support suspendu à un arbre pour y déposer l’appareil et le mettre à niveau avec toutes sortes de contre poids. Il fabrique ses zooms lui même, pour cadrer en macro une goutte d’eau par exemple…

~ Au final, ce qui est impressionnant c’est qu’il arrive à donner un sentiment d’étrangeté et d’angoisse à l’image la plus banale, à travers ses vidéos sans trucages mais uniquement grâce à un jeu de sons et lumières pendant ses prises de vues. C’est un artiste qui vie pour et de sa passion car il se livre lui-même, dans ses bandes, à des expérimentations mettant en jeu ses propres limites.


Trouver chaussure à son pied.

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« La différence entre un artiste et une paire de chaussures, c’est que l’artiste doit pouvoir partir avant de lasser, tandis que les chaussures, il vaut mieux les lacer avant de partir »

Philippe Geluck

~ Le premier travail de l’année de terminale. Ne sachant pas à quoi nous attendre pour notre premier cours d’arts plastiques, nous étions nombreux à venir les mains vides. Qu’a cela ne tienne, un crayon et une feuille au format raisin* ce n’est pas difficile à trouver. Eh bien… enlevons nos chaussures ! En trois heures de dessin, ma première esquisse était médiocre, une horreur, je me suis étonnée moi même. J’ai conscience que mon niveau en dessin manque d’entrainement, j’ai donc simplifié la tâche en partant d’une photo. J’ai tout de même voulu me démarquer en proposant un dessin en miroir et ombres, une sorte de mise en scène pour un meilleur rendu. J’ai consacré une bonne dizaine d’heures à la réalisation de ce dessin, plutôt à son perfectionnement et encore une fois j’étais étonnée du résultat mais cette fois ci positivement.

trouver chaussure à son pied.
Album : trouver chaussure à son pied.

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Les souliers Louboutin.

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~ Christian Louboutin est un célèbre styliste français né le 7 janvier 1964 à Paris.

~ A 14 ans, alors qu’il marchait dans les rues de Paris, il a été interpellé par un panneau, devant un musée. Celui-ci indiquait qu’il était interdit aux femmes de porter des talons à l’intérieur du musée, pour ne pas rayer le parquet. Cette image ne le quittera plus.

~ Il passé beaucoup de temps durant son adolescence à dessiner ce type de chaussures dans ses cahiers d’école. Ces chaussures sont les premiers croquis de Louboutin en tant que styliste.

~ A 16 ans, Christian Louboutin va dans les cabarets. En regardant les danseuses il admire l’harmonie entre la femme et le talon aiguille. Selon lui, le talon aiguille à le pouvoir de sublimer la femme ; une femme ne peut être plus féminine qu’en talons. Il devient alors stagiaire dans un cabaret. Les costumes des danseuses se révéleront être sa principale source d’inspiration. Il créé ses premiers modèles qu’il essaie de vendre aux danseuses, mais c’est sans succès.

~ Il entra dans de grandes écoles de stylisme et fut propulsé aux côtés de Chanel, Dior, Jourdan et Yves St Laurent en tant que designer. Dès lors, il prix goût au luxe.

~ On le surnomme l’homme aux semelles rouges, mais les semelles de ses chaussures n’ont pas toujours été rouges. Pour respecter les codes couleurs de l’époque, les modèles étaient réalisés avec une semelle noire. Mais lorsqu’il vit ses premières chaussures arriver, la semelle noire, gâchait tout. Anti conventionnel, Christian Louboutin explique qu’en voyant l’une de ses assistantes appliquer du vernis rouge Chanel sur ses ongles, il eu l’idée de lui emprunter pour recouvrir une semelle de vernis. Ce fut une révélation et dès lors sa signature ! Les chaussures de Louboutin sont immédiatement reconnaissables par le dessous de la semelle en cuir rouge. Le rouge souligne la courbe élégante du pied, quand on regarde une femme marchait on voit en dernier ses chaussures et l’on retient la beauté du mouvement qui est souligné par le rouge.

~ En 1992, il ouvre sa première boutique à Paris et lance la marque Christian Louboutin. Sa boutique est remarquée par sa clientèle de luxe mais également parce qu’il offrait le café aux clients. Ses premiers styles, parfois hors du commun, sont immédiatement remarqués dans le monde de la mode. Seulement deux ans plus tard, il ouvre une boutique à New-York.

~ En 1995, Christian Louboutin collabore pour des défilés couture et prêt à porter avec Jean-Paul Gaultier , Chloé , Azzaro , Diane Von Furstenberg , Viktor & Rolf , Givenchy , Lanvin.

~ Il reçoit à deux reprises, en 1996 et en 2008 le Fanny Award, une récompense du Fashion Group International.

~ Le design de ses chaussures est réalisé à Paris. Par soucis de perfection, la confection de ses modèles se fait en Italie avec les artisans les plus renommés.

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~ Cette chaussure a été créée pour le crazy horse. Christian Louboutin explique que cette chaussure à été réalisé sans aucune couture. Les deux femmes que vous voyiez sont les seules à savoir le faire. Le cuir est plissé à la main comme un bouton de rose. Christian Louboutin parle du syndrome Cendrillon. Cette chaussure est unique, il ne la fera qu’en un seul exemplaire.

~ Louboutin dessine en pensant au pop art, à Andy warhol par exemple. Il réalise ces rêves les plus fous à travers ses chaussures. Il utilise des matières nobles comme les feuilles d’or ou des diamants, mais aussi des matières plus originales comme les plumes et les écailles de poissons. Sa dernière idée était de passer au festival de Cannes avec son Carosse Noir. C’est un magasin ou présentoir ambulant, dans lequel danse des danseuses de cabaret bien sur.

~ En 2002, Yves Saint Laurent lui demande de chausser tous ses mannequins pour un défilé au centre George Pompidou à Paris. Louboutin devient ainsi le premier créateur auquel le couturier accepte d’associer son nom.

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~ « Dancer in a daydream » est un clip comme on peut en voir beaucoup, créé par Louboutin. Le thème du cabaret est beaucoup présent. Au centre c’est Louboutin lui-même qui danse. Le clip est en noir et blanc. Seules les semelles rouges sont mises en valeur.

~ Il a ouvert une boutique à Hong Kong et deux autres à New-York, en 2007.

~ Aujourd’hui, la marque Louboutin est vendue dans 46 pays dans le monde. Parmi ses clientes on trouve Julia Roberts, Cameron Diaz, Catherine Deneuve, Nicole Kidman…

~ Si vous voulez vous acheter une paire de chaussures Louboutin, sachez que les moins chers se vendent à 450€. Les chaussures Louboutin restent un luxe qui n’est pas accessible à tous.

Texte en anglais. / Text in English

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